Notícia

Les estacions d'esquí franceses s'adrecen directament a Emmanuel Macron

Demanen l'obertura de les estacions d'esquí abans de la campanya de Nadal

Piau-Engaly
Autor/a: Agencia LesPyrenees.net
Les estacions d'esquí han adreçat una carta al president de la República per demanar que no es deixi el sector de la neu a l'estacada. Adverteixen que la situació del tancament a causa de la pandèmia serà greu si es perd la campanya de Nadal. I a la vegada fan veure que esdevindrà una mesura injusta sobretot si es té en compte que la temporada de neu està funcionant a Suïssa. També han posat l'exemple d'Andorra on asseguren que la temporada ja està planificada per començar. Hi haurà, doncs, fuga d'esquiadors francesos cap a Andorra?


plateau-bonascre-ax3domainesAx-Bonascre en una imatge d'arxiu.

Les estacions d’esquí franceses han fet arribar una carta oberta en forma de súplica al president de la República francesa. A la carta, adreçada directament a Emmanuel Macron, que a més és un reconegut esquiador, es demana que l’obertura de les estacions d'esquí es permeti abans de les festes de Nadal. Li han recordat que actualment a Europa les glaceres franceses estan tancades a l'esquí però en canvi es pot esquiar a països com Finlàndia, Suècia o Suïssa. A més, destaquen que a Àustria i Andorra la temporada de neu ja té data d'obertura. I li han fet veure un greuge important: si es considera l'esquí una activitat perillosa, que pot generar accidents i fer pujar el col·lapse als hospitals.... perquè no es prohibeix la circulació per les carreteres?

El president Emmanuel Macron, a través d'un comunicat de premsa oficial, ha contestat que consultarà amb experts, organitzacions professionals i càrrecs electes, quines opcions hi hauria sobre una possible obertura d'estacions de muntanya molts dies abans les vacances de Nadal.

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Les Angles, al Capcir, en una imatge d'arxiu.

Carta de les estacions d’esquí franceses a Emmanuel Macron (extreta del digital francès Skieur.com).

Supplique à Emmanuel Macron pour ouvrir les stations de ski à Noël
Monsieur le président de la République,


Les skieurs, dont nous nous faisons le porte-parole, par solidarité au monde ski, celui des vallées de montagne que vous appréciez tant, celui d’une économie structurante pour ces terres oubliées de l’industrie et du secteur tertiaire, s’en remet à votre décision. 
Vous, Monsieur le président, skieur averti, qui connaissez bien ces territoires mais aussi le fonctionnement drastiquement saisonnier des stations de ski, vous ne pouvez pas laisser un pan entier de cette économie s’effondrer. Alors qu’en Europe, on skie déjà en Finlande, en Suède voire en Suisse toute proche, ou que les gouvernements ont statué sur la prochaine date d’ouverture des stations de ski, comme en Autriche ou en Andorre, nous Français, restons dans l’expectative. Et même dans l’inquiétude la plus totale si l’on s’en tient aux déclarations des membres du Gouvernement qui laissent planer davantage qu’un doute sur la possibilité de skier à Noël. 
Voulez-vous, Monsieur le président, vous le premier des Français, que vos concitoyens aillent passer leur semaine de ski en Suisse, en Italie, en Andorre ou en Autriche ? 
Pour l’intérêt de qui ?
L’hiver a ses règles : la neige arrive en décembre en montagne et s’en va en avril. Bien peu de semaines pour faire vivre le tourisme hivernal, sans aucune alternative puisque chaque jour perdu est désespérément perdu, sans autre alternative économique. 
À l’heure où les stations de ski et bien évidemment tout le tissu industriel induit et leurs corollaires, vont déjà être fortement impactés par l’absence de flux internationaux, amputer la saison d’un de ses moments forts serait mortifère. Et quel signal donné aux 7 millions de skieurs hexagonaux si ce n’est les inciter à passer à d’autres activités ? 
Préférez-vous légiférer afin d’obliger les entreprises dont l’État est actionnaire à localiser leur siège social dans ces vallées de montagne afin de remplacer le vide laissé par le déclin du secteur touristique ?
Nos montagnes s’écroulent, nos glaciers fondent, a-t-on vraiment besoin de qui s’apparenterait à un coup de grâce ?
Cette incertitude sur la possibilité d’ouverture des stations de ski est d’autant plus incompréhensible qu’elle semble aussi unique qu’inique : le ski est un sport d’extérieur, ce qu’ont bien compris nos voisins. Bien sûr, nous comprenons que certains commerces restent fermés et nous leur exprimons notre solidarité, mais il vaut mieux sauver une structure économique et venir massivement en aide aux établissements hélas fermés, les bars, les boites de nuit ou encore les restaurateurs, que détruire un écosystème si difficilement construit au fil des ans. 
Que certains ne le comprennent pas dans votre gouvernement parce que non skieurs, tout simplement, mais vous !
Et rassurez-vous, les accidents de ski ne finissent qu'exceptionnellement en réanimation. Autant fermer les routes…
Sans votre appui, nous ne skierons pas à Noël.
Sans votre soutien, nous allons glisser, mais sur la mauvaise pente. Le ski a cela de particulier de ne pas être qu’un loisir futile, il structure des territoires enclavés. Il paraît qu’il faut profiter du « bon air » des montagnes : sachez que le ski est son oxygène.

La resposta:

Extrait du Communiqué de Presse de l'Elysée
Service Communication
Hôtel de Matignon, le 23 novembre 2020

Consultation des acteurs et des élus des stations de montagne

Le Premier ministre a souhaité consulter aujourd’hui les principales organisations professionnelles et élus concernés sur l’ouverture des stations de montagne pour les vacances de Noël.
Au-delà des activités sportives ou de plein air offertes par les stations de montagne, la vie des stations elle-même à l’heure de la Covid-19 est un sujet de préoccupation particulière pour le Gouvernement.
A ce stade, cette question n’est à ce jour pas tranchée, les deux options étant encore envisagées compte tenu des incertitudes sur l’évolution de la situation sanitaire.
La réunion a permis d'examiner plus précisément les conditions de mise en œuvre des différents scénarios, qu'il s'agisse de la définition d'un protocole sanitaire spécifique ou, en cas de fermeture, des modalités d'accompagnement économique et social des acteurs, entreprises et saisonniers.
Compte tenu des temps de préparation nécessaires pour permettre une éventuelle ouverture pour les vacances de fin d'année, une décision sera prise dans les dix prochains jours. Elle le sera en fonction de l’évolution de la situation sanitaire qui doit constituer le critère essentiel et en veillant à être aussi cohérent que possible avec nos pays voisins.

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